jeudi 18 juin 2015

La solidarité avec les migrants expulsés de La Chapelle s’amplifie


Tract PSA du 18/06/2015


La manifestation en soutien aux « réfugiés de la Chapelle » a réuni ce mardi 16 juin plus de 2000 personnes. Un premier succès qui place le gouvernement en face de la réalité qu’il essaye de nier depuis plusieurs semaines : la situation infligée aux migrants est intolérable et le soutien commence à s’amplifier, tant du côté des travailleurs et de la jeunesse que des organisations syndicales et politiques. Pourtant la lutte est loin d’être gagnée et le mouvement doit encore s’intensifier.



Parti de La Chapelle, dans le 18ème, quartier emblématique des expulsions et des violences contre les migrants qui campent dans la rue depuis plusieurs semaines, le cortège s’est dirigé jusqu’à la Place de la République. En première ligne de la manifestation, un magnifique cortège regroupant plus de 200 migrants, réfugiés et membres du Collectif Sans Papiers 75 portant les banderoles « Logements pour tous », « Non aux violences policières », « Nous demandons l’asile ». Au rythme des percussions et chants, ils ont revendiqué leur droit à rester en France et à y reconstruire leur vie. Le gouvernement français, expliquaient-ils, ne peut pas continuer à coloniser l’Afrique, piller ses ressources et financer ses guerres et parallèlement refuser aux personnes le droit de fuir la misère et les guerres, et de s’installer dans un autre pays.

Parmi les présents ce mardi soir, de nombreux militants associatifs, syndicats et partis de gauche : Europe Ecologie-Les Verts, Front de Gauche, NPA et Lutte Ouvrière, deux cortèges étudiants de l’ENS et de Paris 1, un cortège de lycéens parisiens, Solidaires, FSU et la CGT. La participation des syndicats est indispensable pour augmenter la visibilité du mouvement et lui donner la portée qu’il réclame : celle de la solidarité, et donc de la solidarité des travailleurs avec les immigrés et tous les sans-papiers. Car ce n’est qu’en solidarisant une frange importante du monde du travail que le combat des migrants sortira victorieux. Cette présence est également essentielle pour être à la hauteur de la préparation des luttes contre ce gouvernement adepte du passage en force, que ce soit avec le 49.3 ou les CRS, un gouvernement raciste et de recul social.

A la fin de la manifestation, deux prises de parole ont rappelé que la situation des camps de Paris et du reste de la France, est loin d’être réglée. Pour cette raison il est absolument nécessaire de continuer à soutenir les migrants et les réfugiés. Ces derniers ont besoin que la solidarité autour d’eux s’amplifie. D’un point de vue logistique, les migrants ont besoin d’un soutien alimentaire et d’orientation juridique, ce que le « Comité de soutien aux réfugiés de la Chapelle » prend en charge au quotidien. D’un point de vue politique, la bataille ne fait que commencer et il faut travailler dans le sens d’un mouvement de soutien le plus large possible, afin de lutter contre les dispositifs de domination qui constituent des « usines à réfugiés » et arrêter les mesures discriminatoires que le gouvernement voudrait mettre en place avec son projet de réforme de l’asile.

Cazeneuve propose un nombre insuffisant d’hébergements

L’annonce faite par le ministre de l’Intérieur de la création de 10 500 places d’hébergement pour les demandeurs d’asile et les réfugiés est une vaste fumisterie. Non seulement ces places sont totalement insuffisantes pour répondre aux 60 000 nouvelles demandes de droit d’asile qui émergent chaque année, mais surtout elles servent au gouvernement pour légitimer l’aggravation de sa politique d’expulsion des migrants. L’accès à ces places est en effet réservé à ceux dont la demande de droit d’asile serait jugée recevable. Ce n’est donc qu’une poursuite de la politique qui vise à semer la division au sein des migrants, de façon à expulser plus vite et plus efficacement tous ceux que le gouvernement se permet de juger comme n’étant pas des « vrais réfugiés ».

Poursuivre et amplifier le mouvement de solidarité


Une nouvelle réunion unitaire a rassemblé ce mercredi des organisations associatives, syndicales et politiques, ainsi que des représentants des migrants et a acté le principe d’une nouvelle manifestation à Paris le jeudi 25 juin. Il faudra donc la construire de façon à ce que nous soyons de plus en plus nombreux à réclamer un toit dans des conditions dignes et des papiers pour tous les migrants, ainsi que la libération de tous ceux qui se trouvent d’ores et déjà dans des centres de rétention, sans distinction entre ceux qui seraient des soi-disant «vrais » réfugiés et ceux qui ne le seraient pas.



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Débrayages en série à Peugeot-Citroën
PSA Mulhouse : travail obligatoire le samedi. La coupe est pleine!



Ce mardi 16 juin, au lendemain du passage en mono-flux à PSA Mulhouse, la direction a annoncé aux collègues du secteur Habillage Portes du montage que le samedi 20 juin serait travaillé et obligatoire. Pour les ouvriers de PSA Mulhouse, il s’agissait du seul samedi encore libre jusque juillet, depuis l’annonce, le vendredi 10 avril, de l’augmentation de la production à PSA Mulhouse. La coupe est pleine ! Pour affirmer le ras-le-bol des heures supplémentaires imposées et de la surcharge de travail, une trentaine de collègues ont débrayé 45 minutes avant la pause de 12h30, provoquant l’arrêt complet de la chaine de montage des portes.

Leur solution n’est pas la nôtre

Pour construire ses 20 000 voitures supplémentaires prévues au calendrier 2015, et rétablir ses profits au niveau de la concurrence, Carlos Tavarez et les membres du directoire de PSA sont prêts à tout. Faire payer les travailleurs en augmentant productivité, flexibilité et précarité est leur seule « solution », qu’ils tentent de nous imposer.

Ce qu’ils veulent imposer : travail obligatoire le samedi, passage en mono-flux, le tout accompagné de suppressions de postes qui touchent les plus précaires, (450 intérimaires et salariés en CDD), et tout cela à coup de répression syndicale. Le tout est encadré par le « dialogue social » avec la collaboration des directions syndicales (hors CGT). Non leur solution n’est pas la nôtre !

De nouvelles réactions à PSA Mulhouse pour dire stop !

La réponse de la direction à notre débrayage de ce mardi, suite au comité d’entreprise, a été claire : « On trouvera des solutions individuelles pour chacun », autrement dit diviser pour régner.

Face à cette nouvelle attaque, la CFDT demande à ce que les ouvriers qui ne souhaitent pas travailler ce samedi 20 juin soient entendus. Autrement dit, ils donnent le bâton pour se faire battre ! La CFTC et FO n’ont, pour leur part, rien dit, validant de fait la politique de la direction. La CGT appelle, quant à elle, à embaucher les travailleurs précaires : « S’ils veulent plus de voitures, qu’ils embauchent les intérimaires et qu’ils nous laissent tranquilles les week-ends ! »

Que ce soit sur le site de Mulhouse, de Tremery en lutte contre les samedis gratuits et imposés, de Rennes où 700 ouvriers ont débrayé le 2 juin à l’appel de la CGT et de la CFDT, contre la suppression de la prime d’équipe, ou sur tous les autres sites de PSA en France et à l’étranger, nous devons dire non au travail gratuit et imposé, les samedis, dimanches et jours fériés. Pour l’embauche de tous les précaires et sous-traitants, pour l’augmentation généralisée des salaires !

mardi 12 mai 2015

Contre la répression policière des jeunes des quartiers populaires !

La véritable insécurité, c’est le chômage et la précarité ! Légalisation des drogues pour mettre fin au trafic !


Ce dimanche 10 mai, deux cents habitants de Saint-Ouen se sont rassemblés devant la mairie à l'appel du collectif « Saint-Ouen Debout » pour dire « stop » à la violence, après une série de fusillades, liées au trafic de drogue. Issues des quartiers populaires, ces femmes, qui constituent le collectif, s’expriment contre l’augmentation des forces policières et réclament plus de prévention auprès des jeunes des quartiers, estimant que « rajouter, renforcer les forces policières, non ce n’est pas une réponse du tout ». Le collectif, qui a demandé à être reçu par le maire, mais aussi par le ministre de l’Intérieur, n’a pas tardé à recevoir une réponse par médias interposés. Qu’il s’agisse du maire de droite, William Dellanoy, du président du groupe socialiste à l'Assemblée, Bruno Le Roux, du ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, une seule réponse : plus de répression ! Plus de 40 CRS seront ainsi déployés, en plus d’un renforcement de la « vidéosurveillance » et d’un travail plus étroit entre la police et les douanes.


Si le gouvernement et ses relais locaux s’acharnent à renforcer l’arsenal répressif c’est bien parce que la « guerre à la drogue » est avant tout une guerre sociale et sert des objectifs politiques. En maintenant sa politique de prohibition du cannabis, le gouvernement maintient et légitime « de fait » le trafic, stigmatisant de la sorte, les jeunes des quartiers populaires, qui subissent eux, tous les jours, la violence de ce système, en l’occurrence, chômage, précarité, répression policière, contrôles au faciès et racisme d’Etat. De ce fait, en s’attaquant au « problème » de la drogue, le gouvernement nous détourne du véritable problème, le chômage de masse et la misère économique. Alors que gouvernement et patronat sont à l’unisson pour maintenir ce chômage de masse et augmenter la répression, la jeunesse et les travailleurs des quartiers populaires doivent leur opposer leurs propres solutions : La fin des emplois précaires et du chômage de masse. Un emploi stable pour tous et une allocation d'autonomie pour les jeunes ! 
Et pour combattre ces soit disant « mafias », la solution, ce n’est ni la répression des « dealers », ni celle des « consommateurs », mais la légalisation des stupéfiants, à commencer par le cannabis, comme pour l’alcool ou le tabac, ainsi que leur commercialisation et leur vente par l’Etat, accompagnées d’une politique de sensibilisation et de prévention à l’école.
Montreuil, le 12 mai 2015

dimanche 10 mai 2015

Solidarité avec les résidents et salariés du Foyer de jeunes travailleurs Cara

Non aux expulsions, aux séquestrations et au flicage orchestrés par la mairie de Saint-Ouen !

Depuis le mois de janvier, l’office HLM Saint Ouen Habitat a mis en place, en employant des vigiles privés, un contrôle musclé des entrées et sorties des résidents dans le hall du foyer CARA, et imposant aux visiteurs de laisser leurs papiers à l’accueil. Après les menaces et coups de pression réguliers contre ces jeunes travailleurs qui se battent courageusement depuis plus d’un an pour ne pas se retrouver à la rue, la direction de l’office HLM passe désormais à la méthode forte : fin avril, certaines portes étaient enfoncées après avoir été marquées d’une croix noire. Suite à cela, plusieurs résidents se sont vu interdire l’accès à leur logement, obligeant certains à dormir dehors, et en contraignant d’autres à rester enfermés chez eux.

Ce contrôle arbitraire est un véritable flicage qui s’effectue sur la base d’une liste de résidents soi-disant « officielle », qui ne correspond à aucune réalité depuis que la mairie a de fait abandonné la gestion du foyer, laissant depuis de nombreux mois les résidents dans des conditions de vie très dégradées, mettant leurs vies en danger. Il est d’autant plus scandaleux que le règlement du foyer lui-même permet aux résidents d’avoir deux à trois invités, ce qui avait permis l’hébergement solidaire de plusieurs jeunes en difficulté, depuis parfois plus d’un an.

Alors que l’office HLM Saint Ouen Habitat était déjà connu pour avoir menacé d’expulsion les locataires du 41 rue Dhalenne qui oseraient « nourrir les SDF », il procède désormais à l’expulsion pure et simple des résidents du foyer Cara, et ce sans aucun préalable ni solution de relogement.

Cette politique de l’actuelle mairie dirigée par la droite depuis les élections municipales de mars 2014 se situe dans la continuité de celle de l’ancienne mairie Front de Gauche : une gentrification au service des grandes entreprises et au mépris des travailleurs et des classes populaires, une spéculation sans limites qui a commencé il y a plusieurs années avec la destruction d’habitats précaires au profit de la construction de sièges d’entreprises, qui s’est illustrée en 2008 puis en 2013 par la violente expulsion des camps de rroms du quartier des Docks, par la « chasse » aux SDF en décembre dernier, et qui se poursuit avec l’expulsion sans relogement des jeunes travailleurs du Foyer Cara !

Le NPA Saint-Ouen apporte tout son soutien aux jeunes travailleuses et travailleurs du Cara en lutte contre les expulsions, les séquestrations et le flicage. Pour la réhabilitation du foyer et le maintien de loyers maîtrisés, pour reloger tous les résidents dans des conditions dignes !

Nous appelons au rassemblement en solidarité avec les jeunes travailleurs du foyer Cara le mardi 12 mai à 17h30 devant la mairie de Saint-Ouen.

vendredi 8 mai 2015

Baltimore : La jeunesse se révolte contre le racisme et les violences policières !

Tract PSA du 07/05/2015

Le 19 avril, Freddie Gray, un jeune noir de 25 ans, est mort après avoir été frappé par six policiers lors d'une arrestation arbitraire dans un quartier populaire de la ville de Baltimore, dans l’état de Maryland.


Une violence policière et raciste quotidienne contre les immigrés aux États-Unis
L'assassinat de Freddie Gray n'est qu'un nouvel exemple d'une violence et brutalité quotidiennes de la part de la police contre la jeunesse et les travailleurs immigrés. Le cas de Freddie vient s'ajouter à celui de Michael Brown à Ferguson l'année dernière, qui avait déjà donné lieu à la contestation. Aux États Unis, une personne noire est tuée par la police toutes les 28 heures, les immigrés remplissent les prisons et sont victimes de la précarité et le chômage à une grande échelle. Cette situation sans avenir ne peut qu'engendrer frustration, rage et indignation!
Mouvement #BlackLivesMatter : des révoltes éclatent dans plusieurs villes
La contestation ne s'est en effet pas fait attendre. Des manifestations quasi quotidiennes ont été organisées dans plusieurs villes par des organisations de jeunesse, de lycéens et d'étudiants, et du mouvement social. Le 27 avril, des centaines de lycéens ont pris les rues de Baltimore pour dénoncer les violences policières. Le 1er mai, de Baltimore à New York, en passant par Los Angeles, Miami, Seattle et Chicago, des dizaines de milliers de jeunes et travailleurs ont fait entendre leur exigence de justice et se sont mobilisés contre des conditions de vie qui se dégradent et une violence de la part de l’État toujours plus importante.
Les dockers du port d'Oakland montrent la voie et font grève en solidarité!
Dans une action qui reprend la tradition de lutte des travailleurs américains pour les 8 heures, les dockers d'Oakland ont lancé un appel à la grève en solidarité avec le mouvement pour le 1er mai. Le message que veut faire passer ce syndicat combatif est très important: la lutte des travailleurs et de la jeunesse noire et immigrée contre la répression policière et pour l'égalité des droits doit être une lutte de l'ensemble de la classe ouvrière !
Répression et violence : la seule réponse de la part du gouvernement Obama!
Malgré l'hypocrisie d'Obama lorsqu'il dit qu'il n'y a pas de préjugé racial aux États Unis, cette violence raciste est structurelle. Après 7 ans au pouvoir, les conditions de vie de la population afro-américaine n'ont pas été améliorées, tout comme celles des travailleurs.
La politique du gouvernement répond aux intérêts des patrons et des banquiers, le démantèlement de la santé et l'éducation en témoignent. Obama, tout comme certains leaders de la communauté noire, appelle les manifestants à revenir au calme, et cherche à ce que la colère liée à tant d'années d'oppression ne s'exprime pas. Sa seule réponse c'est la répression, le couvre-feu, la criminalisation, plus de 500 arrestations et le déploiement des militaires de la garde nationale!
De Toulouse à Baltimore : mobilisons-nous contre les violences policières et la répression !

Ces politiques ne sont malheureusement pas une exception. En France, le gouvernement et la police répriment au quotidien la jeunesse dans les quartiers populaires mais aussi les mouvements sociaux qui contestent leur politique. Ainsi Gaëtan, militant au NPA et à Solidaires Etudiant-e-s, a été condamné à six mois de prison dont deux mois fermes pour avoir manifesté. C’est aussi le vote d’une loi sur le renseignement qui va généraliser la surveillance de tous ceux qui osent défier ce système. Leur objectif est de maintenir leur système coûte que coûte dans un moment où il est de plus en plus contesté.

mercredi 15 avril 2015

Liberté pour Gaetan et tou-te-s les condamné-e-S !

Tract du 16 avril - Saint-Ouen
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Le 9 avril dernier, plus de 300 000 personnes ont défilé dans toute la France, avec des cortèges importants à Marseille, Toulouse, Bordeaux ou encore Lyon, à l’appel des confédérations syndicales CGT, FO, Solidaires et FSU, pour s’opposer à la loi Macron et aux politiques d’austérité. N’en déplaise au gouvernement, au patronat et aux médias, cette journée de grève interprofessionnelle a été une réussite, il s’agit de la plus importante journée de lutte contre la politique anti-sociale actuelle depuis l’élection de Hollande. Pour autant cela ne sera pas suffisant pour renverser le rapport des forces, il faudra plus d’une date de mobilisation ; dès aujourd’hui certains secteurs proposent une date à la mi-mai.


Un procès politique, une justice au service du système !
Etudiant en histoire de l’art à l’Université Toulouse Le Mirail et militant syndical (à Solidaires étudiant-e-s) et politique (au NPA), Gaëtan a été condamné à 6 mois de prison, dont deux fermes, pour avoir manifesté suite à la mort de Rémi Fraisse en novembre dernier. Le cas de Gaëtan n’est pas anodin : il constitue un test pour le gouvernement à l’épreuve duquel il saura si oui ou non, il est en mesure de s’attaquer à des organisations du mouvement social, en envoyant ses militant-e-s en prison. Sans riposte à la hauteur de l’attaque, le gouvernement se sentira libre d’accélérer le tournant répressif qu’il a entamé cet été, en poursuivant la criminalisation des mouvements sociaux et de la contestation, et en tuant impunément. Pour cela, il peut compter sur une institution : la justice, qui lui est fidèle. Toujours pas de condamnation pour les flics assassins de Rémi Fraisse ou de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois. Dans le cas de Gaëtan, les défauts de procédures sont multiples. Tout contribue donc à faire de la condamnation de Gaëtan un exemple du nouveau climat répressif que le gouvernement tente d’instaurer.

Faute de légitimité, le gouvernement opère un tournant autoritaire !
Cette condamnation s’inscrit dans le cadre de l’escalade répressive qui a vu interdire les manifestations de soutien au peuple palestinien cet été, contre les violences policières cet automne, ou encore contre le projet destructeur du barrage de Sivens ou de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Elle s’ajoute à la répression contre les syndicalistes, dans tous les secteurs et dans les entreprises, avec la révocation de Yann, postier dans le 92 et militant syndical à SUD PTT. D’ailleurs, l’esprit du 11 janvier s’était vite révélé pour ce qu’il était : une vaste hypocrisie visant à serrer la vis dans l’ensemble de la société et en particulier dans la jeunesse et les quartiers populaires, en réduisant au silence toute contestation, invitant même à dénoncer au près de l’Etat les jeunes qui contestent le système. Faute de légitimité au sein même de sa propre majorité, le gouvernement est forcé de faire passer en force, contre l’avis du parlement, la loi Macron, qui entérine un recul historique des droits du travail en France. Cette politique répressive a clairement pour but d’intimider quiconque oserait défier la politique du gouvernement. C’est donc le droit à lutter, à résister qui est en jeu, la possibilité même de se défendre à l’avenir, et de contester ce système qui sont mises en question.

Quand la mobilisation paye : solidarité avec Gaëtan et les autres condamné-e-s !
Cet été, Alain Pojolat, militant du NPA, a été poursuivi par la justice pour avoir appelé au maintien des manifestations pro-palestiniennes interdites par Valls. Le 10 avril dernier, après une intense mobilisation et faute d’argument contre lui, la justice l’a relaxé. C’est une véritable victoire et la démonstration que face à la justice de classe, la mobilisation paye. Avec une pétition qui compte près de 5 000 signatures en moins d’une semaine, le soutien de personnalités comme Olivier Besancenot (NPA) ou Jean-Luc Mélenchon (PG), Philippe Martinez (secrétaire général de la CGT), Eric Beynel (secrétariat de Solidaires) ou Bernadette Groison (secrétaire générale de la FSU), Ken Loach ou Slavoj Zizek, et une campagne qui s’étend au niveau national et aussi international, il s’agit, au travers du cas de Gaëtan, de transformer le climat ambiant et de mettre un coup d’arrêt à un gouvernement qui bafoue les droits démocratiques les plus élémentaires. Soutenir Gaëtan s’inscrit donc dans une bataille plus large, celle de la défense de nos libertés !
A Toulouse, Paris, Marseille, Bordeaux, Rennes, Mulhouse, Lyon, et ailleurs, des jeunes et des travailleur/euse.s mobilisé-e-s lors de la journée du 9 ont aussi manifesté leur soutien à Gaëtan, avec des banderoles et des centaines de photos pour dire « pas de prison pour Gaëtan et les autres condamné-e-s ! ».

Continuons la mobilisation sur nos facs et nos lycées ! Pour qu’aucun manifestant ne soit plus jamais condamné, imposons le rapport de force dans la rue !

>>>  Pour consulter la page Facebook du rassemblement de soutien, cliquez ici <<<

9 avril. Première véritable journée de mobilisation contre Hollande !

Tract du 16 avril - PSA Saint-Ouen
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Ce 9 avril, près de 300 000 manifestants (dont 120 000 à Paris), selon la CGT, ont battu le pavé dans toute la France, pour dire non à la politique d’austérité du gouvernement, pour l’augmentation des salaires et pour le retrait de la loi Macron, qui va généraliser le travail du dimanche et casser le Code du travail. Quoi qu’en disent les médias, le Medef et le gouvernement, il s’agit bien de la première véritable journée de mobilisation contre Hollande....

dimanche 12 avril 2015

9 avril. Première véritable journée de mobilisation contre Hollande !


Tract du 12 avril - Saint-Ouen
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Ce 9 avril, près de 300 000 manifestants (dont 120 000 à Paris), selon la CGT, ont battu le pavé dans toute la France, pour dire non à la politique d’austérité du gouvernement, pour l’augmentation des salaires et pour le retrait de la loi Macron, qui va généraliser le travail du dimanche et casser le Code du travail. Quoi qu’en disent les médias, le Medef et le gouvernement, il s’agit bien de la première véritable journée de mobilisation contre Hollande.
Des grèves loin d’être invisibles !
Alors que les médias et le gouvernement nous parlent de grève invisible, en ce 9 avril, Radio France continue à diffuser de la musique en lieu et place des programmes habituels. Les grévistes, qui en sont à leur 22ème jour de mobilisation, ouvraient le cortège parisien. Côté transport aérien, près de la moitié des vols étaient annulés dans les aéroports en raison du mouvement des aiguilleurs du ciel.
Médias, patronat et gouvernement ont voulu nous faire croire qu’il ne s’agissait que de quelques ilots de résistance dans une France à peine perturbée. Mais ce qui s’est joué, le 9 avril, est tout le contraire : c’était bel et bien la première réelle journée de mobilisation contre Hollande et sa politique, symbolisée par la loi du ministre-banquier Macron, sur fond de grogne et de grèves pour les salaires dans le privé et le public.
Un 9 avril sur fond de grogne sur les salaires !
La journée du 9 s’inscrit dans un contexte marqué par la pression de plusieurs luttes salariales significatives, alors que les Négociations Annuelles obligatoires ont été extrêmement décevantes pour les salariés du privé et que les fonctionnaires voient leur point d’indice gelé. Plusieurs mouvements ont exprimé leur grogne sur les salaires, que ce soit dans l’automobile, à SevelNord ou à PSA Mulhouse, dans le commerce ou encore dans l’enseignement et la recherche, avec les huit semaines de grève des personnels de Paris 8 qui ont obtenu une victoire partielle sur leurs revendications salariales.
Les 86 cortèges en province et la manifestation parisienne ont reflété ce début de changement dans l’état d’esprit de plusieurs secteurs salariés, mélange de détermination et de colère, comme ont pu l’exprimer des cortèges de grévistes, à Paris, issus de secteurs aussi distincts que les caissières de la Tour Eiffel et les personnels en lutte de Radio France.
Continuer après le 9
On l’aura compris, il faudra plus que cela pour faire reculer Hollande, Valls et Macron. Mais après le 9 avril, le gouvernement, doit aussi commencer à tenir compte, sur sa gauche, d’une rue qui a recommencé à se mobiliser. C’est dans la rue et par les mobilisations de l’ensemble du monde du travail et de la jeunesse que nous pourrons organiser la riposte face à ce gouvernement ! 

Pour le droit à manifester
LIBERTÉ POUR GAËTAN ET TOUS LES MANIFESTANTS CONDAMNÉS !

Mercredi 1er avril dernier, Gaëtan, étudiant à l'Université Toulouse Le Mirail, militant au NPA et à Solidaires Etudiant-e-s, a été condamné en appel à 6 mois de prison, dont deux fermes, ainsi que à 1100 euros d’amende. Pourquoi ? Pour avoir pris part aux manifestations en réaction à l'assassinat de Rémi Fraisse par la police, en novembre dernier. Les autres manifestant-e-s poursuivi-e-s se sont vu-e-s également notifier la confirmation des peines de prison ferme dont ils et elles avaient écopé en décembre.

Une escalade répressive
Cette condamnation s'inscrit dans le cadre de l'escalade répressive qui a vu interdire les manifestations de soutien au peuple palestinien cet été, contre les violences policières cet automne, ou encore contre le projet destructeur du barrage de Sivens ou de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Elle s'ajoute à la répression et aux intimidations contre les syndicalistes, dans tous les secteurs. Elle a clairement pour but d'intimider quiconque oserait défier la politique du gouvernement. C'est donc le droit à lutter, à résister qui est en jeu !

La mascarade d'« union nationale » organisée par le gouvernement après les attentats de janvier lui a surtout servi à accélérer l'offensive liberticide et répressive par laquelle il compte continuer à imposer ses réformes de régression sociale. C'est la politique qui reste aux classes dominantes pour nous faire payer leur crise, à défaut de pouvoir compter sur un gouvernement un tant soit peu populaire.

Organisons la riposte !
Pour faire passer ses attaques contre notre classe, le gouvernement et sa police n’hésitent pas à réprimer les militants combatifs et tous ceux qui s’opposent à sa politique de casse sociale. Pour terminer le boulot, le gouvernement peut s'appuyer sur une institution qui lui est fidèle : la « Justice ». Ou plutôt : la Justice de classe. Car comment comprendre que le gendarme coupable de la mort de Rémi Fraisse n'ait pas été condamné ? De même pour ceux responsables de la mort de Zied et Bouna ? Et la liste est longue et sanglante, comme une preuve indélébile du rôle que jouent les juges et les tribunaux en défense de ce système qui profitent à une minorité d'exploiteurs.
Nous condamnons le jugement qui pèse sur notre camarade et ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour le faire annuler. Nous refusons que lutter conduise en prison ! Contre l'escalade répressive du gouvernement ! Pour la défense de nos droits démocratiques, et notre droit de manifester et de lutter !
 
Signez la pétition : « Pas de prison pour Gaëtan » sur Change.org
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